Qu´entend-on par programme détox ou régime détox?
L’existence même de la détoxification implique nécessairement celle de son antagoniste : la toxine. Les toxines proviennent de notre environnement, de notre mode de vie et même de notre propre organisme. Le terme « toxine » est couramment utilisé pour les regrouper, bien qu’elles diffèrent par leur dangerosité et leurs effets sur l’organisme. Lorsqu’elles s’accumulent ou ne sont pas éliminées à temps, elles peuvent perturber notre bien-être et se manifester par de l’insomnie, des troubles digestifs, des sautes d’humeur, de la constipation, de la fatigue, de la cellulite, entre autres.
Ainsi, cet ennemi microscopique pénètre chaque jour dans notre organisme par ce que nous mangeons, buvons et respirons, mais aussi par ce que nous touchons ou appliquons sur notre corps, sous forme de crèmes ou d’autres produits.
Bien que nous soyons conscients que notre environnement est de plus en plus pollué, nous ne réalisons pas toujours à quel point nous y sommes exposés. Les substances toxiques pour l’organisme peuvent prendre de nombreuses formes et être classées en deux grandes catégories.

Comment les toxines affectent-elles notre organisme?
Leurs effets sont aussi variés que la chimie des molécules en cause. Selon un réseau universitaire américain, lorsqu’une substance chimique toxique pénètre dans l’organisme, elle perturbe le fonctionnement de nombreuses fonctions essentielles. Cette perturbation peut réduire l’activité des enzymes, indispensables à l’ensemble des fonctions de l’organisme.
Chacun de ces effets trouve son origine dans des modifications de la biochimie de nos cellules, qui influencent à leur tour leur fonctionnement.
| Órganos afectados | Síntomas asociados |
|---|---|
| Nez, poumons, gorge | Irritation, toux, asphyxie, oppression thoracique |
| Estomac, intestins | Nausées, vomissements, diarrhée |
| Reins | Douleurs dorsales, mictions plus ou moins fréquentes que d’habitude |
| Cerveau, moelle épinière | Maux de tête, vertiges, confusion, dépression, coma, convulsions, perte de mémoire |
| Sang | Anémie (fatigue, faiblesse), infections fréquentes |
| Peau, yeux | Éruptions cutanées, démangeaisons, rougeurs, gonflement |
| Ovaires, fœtus, testicules | Infertilité, fausse couche, perturbations du cycle menstruel |
Toxines exogènes
Il s’agit de substances toxiques provenant de l’environnement extérieur. Le Dr Joseph Pizzorno, médecin naturopathe et auteur du livre The Detox Solution, les classe en six catégories :
- Toxines industrielles, telles que les métaux lourds, les polluants et les radiations libérées par les activités industrielles.
- Toxines agricoles, comme les pesticides, les hormones et les herbicides.
- Substances toxiques présentes dans l’environnement domestique et provenant notamment des matériaux de construction, des moquettes, des peintures et des produits d’entretien.
- Toxines contenues dans les cosmétiques et les parfums.
- Toxines alimentaires, telles que les OGM, les colorants alimentaires, les arômes artificiels et les édulcorants artificiels.
- Tabac et substances utilisées dans le traitement des textiles.
Toxines endogènes
Notre organisme produit naturellement des toxines endogènes. Il s’agit de déchets issus du métabolisme, comme l’urée, liée à la dégradation des protéines, l’acide lactique, produit lors de l’effort musculaire, ou l’ammoniac, généré au cours de l’élimination de l’azote par l’organisme.
Par ailleurs, notre corps produit parfois des radicaux libres susceptibles d’exercer un effet toxique. Il est donc particulièrement important de disposer d’un système de détoxification efficace, même si celui-ci peut parfois avoir besoin d’un soutien.

La peau, les reins, les poumons, les intestins et le foie sont les organes qui contribuent à l’élimination des toxines.
Comment fonctionne la détoxification ou la purification de l´organisme ?
Maintenant que nous connaissons l’existence et les effets des toxines, comment l’organisme en limite-t-il la présence ? Le corps humain possède une capacité naturelle de détoxification, assurée par les organes dits émonctoires. Ces cinq organes — la peau, les reins, les poumons, les intestins et le foie — permettent à l’organisme d’éliminer les molécules dont il n’a pas ou plus besoin, notamment les toxines.
Outre son rôle essentiel dans le métabolisme, le foie constitue notre principale ligne de défense contre l’action des toxines. Grâce aux enzymes hépatiques, il les neutralise afin de faciliter leur élimination, en réduisant leur réactivité et leur potentiel nocif lors de leur passage dans les autres tissus.
Les hépatocytes, c’est-à-dire les cellules du foie, sont de véritables usines de transformation des molécules. Ils travaillent sans relâche pour éliminer les toxines produites par notre organisme, selon un processus en trois étapes :
- Phase 1 – Fonctionnalisation : elle permet de réduire l’activité des molécules et, par conséquent, leur toxicité. Cette étape fait intervenir les célèbres enzymes du cytochrome P450. Plus de 100 enzymes appartenant à ce système ont été identifiées, chacune étant spécifique d’une ou de plusieurs toxines.
- Phase 2 – Conjugaison : elle rend le composé plus soluble dans l’eau et facilite ainsi son élimination par l’organisme.
- Phase 3 – Élimination rénale et biliaire : le composé est éliminé par les reins et la bile.
L’efficacité avec laquelle le foie accomplit ce processus dépend de plusieurs facteurs, notamment de l’état nutritionnel, des prédispositions génétiques et du niveau d’exposition aux toxines. Le microbiote intestinal semble également jouer un rôle important dans les processus de purification de l’organisme.

Que faire pour aider votre organisme à éliminer les substances nocives?
Beaucoup de personnes pensent à tort que les toxines sont inévitables et qu’il est impossible d’agir contre elles. Pourtant, ce n’est pas le cas. Même si notre système de détoxification est très efficace, il existe différentes façons de soutenir l’ensemble des organes concernés, en particulier le foie et les reins, afin de favoriser les processus naturels de détoxification.
Utilisation de produits naturals
L’utilisation de produits naturels dans le cadre d’un programme détox n’est pas récente. Théophraste (372-287 av. J.-C.) soulignait déjà l’intérêt du chardon-Marie et de l’artichaut pour soutenir ces fonctions. Aujourd’hui, nous savons que ces deux plantes possèdent des propriétés antioxydantes et que l’artichaut présente également des propriétés diurétiques.
Outre les bienfaits reconnus de la phytothérapie, certaines données montrent également que les champignons utilisés en Médecine Traditionnelle peuvent soutenir l’organisme en cas de difficultés liées au drainage et à l’élimination des toxines.
Champignon Polyporus
Les champignons de la Médecine Traditionnelle sont utilisés depuis des siècles pour soutenir l’organisme. Ainsi, le Polyporus umbellatus, connu en Chine sous le nom de « Zhu-ling », était déjà décrit dans le Shennong Bencao Jing, le premier traité chinois de pharmacologie, comme un excellent diurétique, efficace contre les œdèmes.
Ce champignon stimule la circulation lymphatique, contribuant ainsi à réduire la rétention d’eau et à résorber les œdèmes. Plusieurs études ont démontré l’activité diurétique du Polyporus, en identifiant l’ergosol comme son principal composé diurétique (Zhao, Y.Y. et al., 2009). Son mécanisme d’action implique la régulation des aquaporines, notamment en augmentant l’excrétion des ions sodium et chlorure. Il a également été démontré qu’il possède une activité antioxydante contre les radicaux hydroxyles et superoxydes (He P.F. et al., 2016).
Champignon Maitake
L’extrait de Maitake a démontré la capacité d’absorption des ions de métaux lourds la plus élevée et la plus stable (Zhang W. et al., 2018), augmentant d’environ 56 % l’élimination de métaux lourds tels que le mercure, aussi bien in vivo qu’in vitro. In vivo, il a favorisé l’élimination du mercure présent dans les reins et le foie dans une proportion même supérieure à celle obtenue avec le DMPS* — un médicament utilisé en pratique clinique pour éliminer le mercure —, sans provoquer aucun effet indésirable.
Par ailleurs, il a été démontré que son activité antioxydante inhibe les radicaux libres superoxydes et hydroxyles ainsi que la peroxydation lipidique, tout en présentant des propriétés chélatrices vis-à-vis des ions ferriques. Il a également été observé qu’il augmente les niveaux d’enzymes antioxydantes telles que le glutathion (GSH), la catalase (CAT) et la superoxyde dismutase (SOD) dans le foie et le cerveau, renforçant ainsi sa capacité à neutraliser les radicaux libres (Dai, X.W. et al., 2015 ; Chen, G.T. et al., 2012 ; Yeh, J.Y. et al., 2011 ; Chen, Z. et al., 2017).
Ces deux champignons, sous leur forme la plus concentrée — l’extrait — entrent dans la composition de HIFAS-DETOX, une formule naturelle, sûre et certifiée biologique. Elle associe des souches exclusives, sélectionnées par des scientifiques pour leurs biomolécules actives. Depuis plus de 25 ans, Hifas da Terra cultive des champignons afin d’obtenir les concentrations les plus élevées possible en biomolécules actives agissant sur l’organisme.
En plus de concevoir et de produire des formules sûres et de qualité, Hifas da Terra mène ses propres études, ainsi que des recherches en collaboration avec différentes organisations, afin de démontrer la qualité et les effets de ses produits. Grâce à cette formule, HIFAS-Detox, nous avons ainsi présenté les premières données chez l’être humain attestant du pouvoir chélateur des champignons médicinaux. La synergie des extraits biologiques de Maitake (Grifolumib®) et de Polyporus permet de réduire les taux de plomb dans le sang et de mercure dans les cheveux en seulement trois mois. Une solution efficace pour favoriser la mobilisation des métaux lourds, le drainage lymphatique et l’optimisation du profil lipidique.
¿Que peut-on faire d´autre pour purifier
l´organisme ?
Améliorer son alimentation
Pour favoriser la purification de l’organisme après des périodes d’excès, souvent marquées par une consommation excessive de graisses saturées, de sucres raffinés ou d’alcool, rien de tel que des légumes en purée. Cette association met le foie à rude épreuve et peut entraîner une accumulation de graisses dans les cellules hépatiques, altérant ainsi son activité de détoxification. Il est également recommandé de :
- Adopter une alimentation saine : éviter les excès alimentaires et privilégier des aliments peu caloriques et faciles à digérer. Il est recommandé d’opter pour des repas équilibrés, composés de fruits et de légumes de saison, crus ou cuits à feu doux, ainsi que de céréales complètes, tout en limitant les graisses saturées, la viande rouge et les aliments ultra-transformés.
- Boire suffisamment d’eau : l’eau, sous toutes ses formes — infusions, soupes, etc. — favorise l’élimination. Il est important d’en consommer chaque jour en quantité suffisante pour assurer une bonne diurèse.
- Dormir suffisamment et à des horaires réguliers, en évitant de se coucher avec l’estomac trop plein.
- Limiter la consommation d’alcool.
- Pratiquer une activité physique : une étude menée chez la souris suggère que l’exercice physique pourrait exercer un effet protecteur sur le foie face aux dommages qu’il peut subir.
Conclusion: pourquoi avons-nous besoin de faire une détox?
Il est important de réduire autant que possible notre exposition aux toxines. Pour cela, nous pouvons limiter le contact avec les polluants, adopter une bonne hygiène des mains, réduire au minimum l’utilisation de produits chimiques inutiles et privilégier les activités pratiquées dans des environnements où la qualité de l’air est satisfaisante.
Comme indiqué au début de cet article, Internet regorge de programmes, de régimes et de cures détox qui promettent des résultats spectaculaires. Leur durée varie, tout comme leur niveau de restriction, et certains imposent ou non des restrictions alimentaires préalables. Il est donc toujours recommandé de choisir des solutions sûres, offrant des garanties suffisantes, et de demander conseil à des professionnels afin de sélectionner les options les mieux adaptées aux besoins de chacun.
Réferencés scientifiques
- Zhao, Y.Y. et al. (2009). Diuretic capacity of Polyporus umbellatus.
- He P.F. et al. (2016). Antioxidant activity of Polyporus umbellatus.
- Zhang W. et al. (2018). Heavy metal absorption by Maitake extract.
- Dai, X.W. et al. (2015). Antioxidant enzymes in liver and brain.
- Chen, G.T. et al. (2012). GSH, CAT and SOD levels with Maitake.
- Yeh, J.Y. et al. (2011). Radical scavenging effect of Maitake.
- Chen, Z. et al. (2017). Maitake and antioxidant activity.
- Pizzorno, J. "The Detox Solution". Classification of exogenous toxins.