Comprendre le ratio d’extraction en Mycothérapie

Dans l’univers des produits à base de champignons médicinaux, il est courant de trouver des indications de concentration. Vous les avez sans doute déjà vues, il s’agit de mentions chiffrées telles que “4:1” ou “15:1” sur les étiquettes.

Cependant, malgré leur utilisation répandue, peu de consommateurs comprennent réellement l’importance de cet indicateur. Pour autant, la simple lecture du ratio d’extraction ne permet à tous les coups de différencier un bon produit d’un produit de moindre qualité. 

En tant que société experte dans le domaine, nous vous donnons toutes les clés de compréhension dans cet article.

Publié le 266/04/24

Équipe éditoriale Hifas 

Comprendre le taux d’extraction en Mycothérapie

Sur les emballages de nombreux compléments alimentaires de Mycothérapie, le taux d’extraction, aussi appelé ratio de concentration ou ratio d’extraction, établit un lien entre la quantité de matière première et celle de matière finale. Par exemple, un ratio de 15:1 signifie qu’il a fallu 15 grammes de champignons pour produire 1 gramme d’extrait.

Les laboratoires utilisent souvent les ratios d’extraction comme argument pour mettre en avant leurs produits. De prime abord, un taux d’extraction élevé implique un extrait plus concentré, potentiellement plus riche en composés bénéfiques qu’un produit à un taux plus faible. 

Ces ratios servent également à justifier le prix pour le consommateur car un produit avec un taux plus élevé implique logiquement une quantité plus importante de molécules bioactives, non ? Pas tout à fait, on vous explique. 

Les limites du RATIO d’extraction

La plupart des consommateurs pensent qu’un ratio de concentration plus élevé signifie un produit plus puissant, mais cela dépend en réalité de plusieurs facteurs :

De quel ratio s’agit-il ? 

Il est crucial de savoir de quel ratio de concentration on parle, pour certains acteurs, le ratio correspond à la quantité de champignons frais par rapport à celle de la poudre, pour d’autres, c’est le point de départ est la quantité de poudre pour faire un extrait. Dans le premier cas, la masse du champignon frais comprend l’eau contenu naturellement dans le champignon, tandis que dans le second, elle est exclue. 

Or, l’eau dans certains champignons représente une part significative. Par exemple, un simple séchage peut éliminer jusqu’à 90 % de l’eau d’un champignon comme l’Agaricus blazei, ce qui donnerait un ratio de 10:1 mais sans aucune extraction réelle. Sans cette dernière, les métabolites secondaires restent piégés dans la matrice chitineuse du champignon, rendant ces molécules bioactives non biodisponibles. Cela veut dire que vous allez éliminer une grande partie de ces molécules bioactives sans les avoir absorbées. 

De quelle extraction s’agit-il ?

Pour obtenir un extrait complet d’un champignon, il est nécessaire de procéder à une extraction. Lorsque celle-ci utilise des liquides d’extraction, elle peut être réalisée de deux manières : soit de manière simple, en utilisant l’eau ou bien l’alcool comme solvant, ou bien double, en utilisant les deux. L’utilisation de l’une ou l’autre des méthodes dépend du champignon concerné et de la polarité des molécules bioactives présente en son sein. 

Dans le domaine de la Mycothérapie, il est souvent recommandé d’opter pour une extraction double, combinant à la fois l’eau et l’alcool (= extraction hydroalcoolique), plutôt qu’une simple extraction. Cette préférence s’explique par le fait qu’une extraction à l’eau ne permet de récupérer que les molécules hydrophiles (=qui aiment l’eau), telles que les bêta-glucanes, alors qu’une extraction à l’alcool permet de récupérer d’autres molécules d’intérêt, comme les triterpènes. Par ailleurs, les solvants utilisés sont éliminés pendant le processus, assurant ainsi la sécurité du produit final.

Bien qu’une extraction double puisse fournir une quantité de poudre plus importante, son ratio de concentration peut parfois être moins élevé qu’avec une extraction à l’eau seule. Cependant, cela ne signifie pas que l’extraction à l’eau est plus puissante. Au contraire, une extraction double peut s’avérer plus efficace car elle permet d’extraire un éventail plus large de composants.

Chez Hifas da Terra, notre expertise dans le domaine des champignons médicinaux et des techniques d’extraction s’étend sur plus de 25 ans, accompagnée de toutes nos analyses postérieures. Celles-ci nous permettent de déterminer si une extraction hydroalcoolique ou hydrique est préférable, en fonction des composés (hydrophiles ou non) que nous souhaitons concentrer dans chaque champignon spécifique.

Une solution : la composition en molécules bioactives

En somme, se fier uniquement à un simple indicateur de rapport ne suffit pas pour évaluer la réelle qualité d’un complément alimentaire à base de champignons médicinaux.

Pour obtenir une information significative, il est indispensable d’avoir une composition détaillée des bioactifs sur l’étiquette. Conformément à nos “règles d’or” pour reconnaître un produit de mycothérapie de qualité, une analyse minutieuse de l’étiquetage s’avère cruciale. Ce qui compte vraiment, c’est la quantité de molécules bioactives mentionnée sur l’étiquette ainsi que les composés bioactifs spécifiques du champignon acheté, tels que la cordycépine (Cordyceps), l’inotodiol et la bétuline (Chaga), le grifolan (Maitake), entre autres. Pour en être certain, des tests analytiques des composés bioactifs et des mesures de pureté sont nécessaires.

Aussi, il convient d’être vigilant quant aux quantifications ou pourcentages de concentration d’actifs non spécifiques, comme les polysaccharides. Il est préférable de spécifier les bêta-glucanes fongiques (1,3/1,6), reconnus scientifiquement pour leur fonction immunomodulatrice.

Cela permet également de se prémunir contre le risque d’acheter une contrefaçon, sachant que des études sur les marchés européens et américains ont révélé des lacunes sérieuses en matière de traçabilité.

En d’autres termes, sans une analyse robustes des molécules bioactives spécifiques et leur affichage sur l’étiquetage, le consommateur n’a pas de garantie d’avoir un produit à base de champignon, encore moins un produit de Mycothérapie

Hifas da Terra : une entreprise de biotechnologie en pointe

En tant que société de biotechnologie experte depuis 25 ans, notre engagement est de concevoir un processus de fabrication spécifique pour chaque champignon, en tenant compte de leurs caractéristiques individuelles. Chaque champignon possède ses propres molécules bioactives, ce qui rend nécessaire le développement de procédés uniques pour en tirer le meilleur parti.

C’est précisément ce que nous nous efforçons de faire grâce à nos analyses quantitatives approfondies de nos souches fongiques. Ces analyses nous permettent de mieux comprendre les profils bioactifs de chaque champignon et de concevoir des approches d’extraction et de production adaptées à leurs spécificités.

Pour garantir la qualité et la cohérence de nos produits, nous appliquons rigoureusement notre système de management de la qualité, connu sous le nom de “Hifas Quality System“. Ce système nous permet de contrôler chaque étape du processus de production, depuis la culture des champignons jusqu’à la formulation des produits finaux, afin de nous assurer que nos clients bénéficient toujours de produits de la plus haute qualité et de la plus grande efficacité.

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